Grâce à Bioguide, Bruxelles et ses habitants s’engagent dans la vente en circuit court des produits bios. Un procédé qui rencontre de plus en plus d’adeptes, soucieux de passer outres arnaques et abus.
L’idée n’est pas neuve mais elle marche. Bioguide.be procure à ses lecteurs un répertoire d’adresses et de bons plans bio sur Bruxelles. Depuis peu l’association lancée il y a un an par Isabelle Verfaillie, organise aussi des tours à pied et à vélos de sites „bios“ en ville, à découvrir ou redécouvrir. „Ce ne sont pas les idées qui manquent mais plutot le temps de tout faire en plus de mon emploi à plein temps“ nous confie Isabelle entre deux cuillères de soupe bio chez Namasthé.
Namasthé, dernière étape d’un circuit à vélo organisé un samedi ensoleillé d’octobre en coopération avec ProVélo. L’occasion pour Isabelle et ses bénévoles vertes de rencontrer leur public. Un groupe en grande majorité féminin venu en apprendre plus sur les commerces bio dans la capitale.
Aujourd’hui, même si 60% des ventes de l’alimentation bio en Belgique se fait via la grande distribution, il existe d’autres systèmes de distribution tel que les magasins bio, les marchés, les abonnements paniers, les groupements d’achat ou encore l’achat à la ferme. Autant d’opportunités que Bioguide aimerait faire découvrir à des consommateurs pas toujours avertis.
Au détour d’une rue on découvre l’atelier des tanneurs, un ancien bâtiment indutriel restauré par la ville de Bruxelles pour abriter des projets d’entreprises. C’est le lieu qu’a choisi Philippe Pluquet pour organiser 2 fois par semaine, un marché bio. Sur les étalages on retrouve les produits et fruits et légumes classiques des magasins bio, jus, pain, ou fromage . Mais ici censés etre moitié moins chers qu’ en grande surface.
Certains revendeurs et grande surface qui font du bio, sont intéressés par le gain plus que par l’esprit bio souvent décrit comme un “supplément d’ame”.
“J’ai vu un supermarché bio, avec un immense parking à coté, je me suis quand meme dit que c’etait gonflé.” S’étonne un participant sur son vélo. “Y a pas que des anges, le bio c’est comme une société dans la société” rétorque Philippe. Entre bons et méchants, parfois difficile de faire la différence. Il existe néanmoins un système de labellisation géré pour les organismes certificateurs, Blik en Flandre, et Certisys dans la plupart des cas pour la région wallonne et Bruxelles.
Philippe, était dans le bio bien avant que les législateurs ne s’y intéressent. Un choix qu’il a fait il y a 30 ans, pour vivre en accord avec ses principes, “une question d’éthique” dit-il.
Mais si maintenant sa clientèle du centre ville est loin de le prendre pour un fou, au début il raconte s’être fait presque insulter sur les marchés de Charleroi, la roue a tournée! Désormais le bio est un art de vivre reconnu. Le commercant ne se contente pas de vendre des marchandises locales, il reverse aussi ses invendus à une association du quartier qui offre le couvert aux démunis chaque dimanche.
Seul petit hic, concernant la Belgique, l’hiver et sa désolation potagère ! “En hiver, il est difficile de trouver certains légumes en Belgique, on doit souvent les faire venir d Italie” avoue Philippe.
Enquête à suivre prochainement sur Kiezfull.
Pour en savoir plus :
http://www.bioguide.be/
http://www.provelo.org/accueil_site_fr.php3
http://www.ateliersdestanneurs.be/


